La situation hydrologique continue de se dégrader
Lors de ce nouveau comité de gestion de la ressource en eau, les constats suivants ont été faits :
- Précipitations : les pluies orageuses et localisées de fin août / début septembre ont été insuffisantes pour inverser la tendance, face à des sols très desséchés. Peu de pluie est annoncée pour les prochains jours ;
- Cours d’eau : si des améliorations ponctuelles de débit sont constatées sur certains cours d’eau, les niveaux demeurent bas et devraient continuer à descendre en l’absence de nouvelles précipitations efficaces. Près de 70 % des cours d’eau en tête de bassin versant sont en rupture d’écoulement en ce début septembre ;
- Eau potable : à date, le niveau des barrages est comparable à celui mesuré durant la sécheresse majeure de 2022, alors que les réserves constituées étaient supérieures début juillet. Les vagues de canicule et l’absence de précipitations efficaces ont en effet entraîné une vidange plus rapide des barrages. À titre d’exemple, un scénario défavorable de précipitations en septembre-octobre conduirait à ne disposer que de 80 jours de production d’eau potable sur le secteur malouin ;
- Ressources importées : le département dépend également d’imports et de ressources en eau provenant de départements voisins, dont la plupart sont eux-mêmes encore classés en crise pour l’eau potable ;
- Perspectives hivernales : un hiver sec viendrait compromettre, dès le début de l’année 2027, les capacités de production d’eau potable du département.
Compte tenu du maintien du département en crise sécheresse, et en application de l'arrêté cadre sécheresse du 28 juillet 2023, les mesures de restriction en vigueur depuis le 15 août doivent continuer à être respectées.
Chaque usager de l’eau peut visualiser les restrictions qui le concernent sur le site : https://vigieau.gouv.fr.
Pour des informations détaillées, il est également possible de se reporter à l’arrêté préfectoral du 14 août 2026.
Des contrôles sont réalisés par les services compétents pour s’assurer du bon respect des prescriptions. Tout contrevenant est passible d'une amende de 5ème classe (article R.216-9 du Code de l’environnement).