La situation reste particulièrement critique dans le nord du département, où le producteur d’eau, Eaux du Pays de Saint-Malo, souligne l'urgence d'une mobilisation collective.
La situation se tend également dans le reste du département : les réserves des barrages de la Chèze et de l'amont de la Vilaine diminuent rapidement. Leur reconstitution au cours de l'hiver sera déterminante pour sécuriser l'approvisionnement en eau dès le début de l'année 2027.
Cette situation résulte d'un déficit de précipitations persistant depuis le printemps, aggravé par des températures exceptionnellement élevées. Les cours d'eau restent à des niveaux très bas pour la saison : la campagne ONDE réalisée par l’office français de la biodiversité (OFB) montre que le niveau des cours d’eau est à son plus faible niveau pour un mois de septembre depuis le début de ce type de mesure en 2012. Les nappes souterraines sont également au niveau le plus faible enregistré depuis 2007.
Malgré les restrictions applicables depuis le 15 août, aucune baisse sensible de la consommation d’eau des particuliers n’a été constatée, même si des différences existent entre les territoires. Les consommations industrielles sont, en revanche, inférieures à celles des années précédentes.
Les particuliers représentant 70 % de la consommation totale d'eau potable du département, leur mobilisation est déterminante.
La préfecture appelle chacun à reporter les usages non indispensables et à limiter sa consommation au strict nécessaire. Plusieurs gestes simples permettent de réduire immédiatement les volumes consommés :
Chaque litre économisé aujourd’hui contribue à préserver les ressources disponibles pour les semaines et les mois à venir. Les services de l'État et les acteurs de l'eau sont pleinement mobilisés pour prévenir toute rupture d’approvisionnement. Mais cette mobilisation doit s’accompagner d’une réduction effective des consommations.
Chaque usager de l’eau peut visualiser les restrictions qui le concernent sur le site : https://vigieau.gouv.fr.
Pour des informations détaillées, il est également possible de se reporter à l’arrêté préfectoral du 14 août 2026 modifié.
Des contrôles sont réalisés par les services compétents pour s’assurer du bon respect des prescriptions. Tout contrevenant est passible d'une amende de 5ème classe (article R.216-9 du Code de l’environnement).